J'ai passé le week-end à Nakhon Pathom chez mon ami Saeng. Là-bas se trouve la plus haute pagode du monde, elle culmine à 120,50m.
la pagode est entourée de cloches. Si on les fait sonner, ça attire la chance.
Le monastère. Bien logés les moines, n'est ce pas ? A Nakhon Pathom il y a aussi le palais du roi Rama VI. 
Le Chenonceau thaï
Première fois que je mets un gilet depuis 10 mois et demi ! Mes épaules nues ne plaisaient pas aux gardes de sécurité... Heureusement que Saeng avait ce gilet (pour ne pas bronzer sur son scoot !), parce que je n'avais que des débardeurs dans mon sac. Un gros avantage du climat local ! Saeng étudie à Silpakorn, une université publique reconnue notamment pour les arts. Hmm, ça me plaît bien tout ça ! Ca fait du bien de rencontrer des gens qui doivent leur place à l'université à leurs mérites, et non pas à l'argent de papa, et qui travaillent pour payer leur loyer (la plupart de mes étudiants n'ont jamais travaillé de leur vie... ne serait-ce qu'un mois l'été). Du bien aussi de se promener sur un campus normal (lire : qui n'est pas là pour en mettre plein la vue aux visiteurs) où les étudiants se déplacent à vélo ou en scooter, et pas en mercedes. En fait là-bas j'ai eu l'impression de retrouver ma vraie vie, avec des personnes simples, comme celles que j'ai l'habitude de fréquenter, dans une petite ville tranquille, sans embouteillages ni gros Farang ventrus à chaque coin de rue. Ne croyez pas que je crache dans la soupe, j'apprécie le confort de mon campus, mais il manque un peu d'âme. Et cette âme j'ai pu la retrouver avec plaisir pendant ces 2 jours.
Pi Maew (une prof de français aussi), moi-même et Saeng, dans des poses très thaïes
Cette photo s'appelle "Maï and Saeng on love". (Il n'y a pas de faute d'orthographe...)
A l'occasion de mon premier film thaï au ciné, je vais vous parler un peu des cinémas thaïs. Ils sont généralement flambant neufs, les fauteuils sont larges et confortables, ils se basculent légèrement (ce qui fait qu'on n'a pas de tête qui bloque la moitié de l'écran), il y a de la place pour les jambes. On choisit sa place dès la caisse. Il y a plusieurs catégories de sièges, les normaux, à 2,40 euros, les fauteuils VIP et spécial amoureux (jamais essayé, je crois que c'est dans les 12 euros pour deux). On n'entre jamais en avance dans la salle, par exemple, mon film commençait à midi, ils n'ont ouvert les portes qu'à 11h58, pourtant c'était la première séance de la journée. Ensuite il y a les bandes annonces, pendant 20 minutes aujourd'hui ! Au moins on en a pour notre argent ! Puis c'est l'hymne royal. Tous les spectateurs doivent donc se lever pour montrer leur respect au roi. Et ensuite normalement des publicités, mais rien aujourd'hui. Génial ! C'est la première fois que j'allais dans ce ciné, qui est encore plus beau et neuf que les autres, je crois que je vais l'élire comme mon ciné préféré. Le film que j'ai vu s'appelle Seasons change. C'est l'histoire d'un ado qui va dans un lycée de musique pour suivre la fille dont il est amoureux en secret. Beaucoup de musique évidemment, ça m'a plu ! Il était un peu long par moment par contre. Et là vous vous dites : évidemment, quand on ne comprend pas bien le thaï, c'est long. Mais détrompez-vous ! les films sont sous-titrés en anglais, ce qui est bien pratique pour les étrangers cinéphiles :-) Les films étrangers sont eux toujours en VO, sous titrés en thaï. Sauf les dessins animés qui existent dans les deux versions.
Aujourd'hui on avait organisé un concours d'éloquence à destination des lycéens de tout le pays. Ils étaient 31 à discourir sur le thème "Notre roi Rama IX" (vous l'aurez compris, je ne suis pas responsable du thème ;-) ). Ouverture des portes à 8h30, en musique comme il se doit
Chacun est à son poste, 
les inscriptions,
les maîtres du temps,
les animateurs
et les élèves qui attendent sagement leur tour.
Je crois que je suis incollable sur la vie du roi maintenant ! Tout n'était que compliments et louanges, c'est incroyable comme les Thaïs aiment leur roi. C'est vraiment un Dieu vivant, le meilleur des hommes, disent-ils. Mais 31 discours sur le même thème c'est long, l'heure du déjeuner est accueillie avec soulagement.

Par contre, ABAC étant ABAC, le repas est joli, mais c'est pas bon... (toujours le dilemme récurrent ici du fond et de la forme !). Que des espèces de boulettes, de poisson, de crevette, et encore du poisson reconstitué. Et au dessert ? Encore des boulettes, du style de celles qui s'échappaient de l'Erika !
L'après-midi on continue le concours avec les 8 meilleurs orateurs. Ils doivent répondre à des questions sur la France. Enfin, dès que l'ordi sera installé, puisque "quelqu'un" a oublié de faire la demande (non, c'est pas moi !). "C'est votre dernier mot ?" Christophe et moi prenons notre costume de Jean-Pierre Foucault, c'est marrant.
Enfin, la proclamation des résultats. Les élèves qu'on a récompensées étaient vraiment douées, ça fait du bien d'entendre du joli français (même si c'était évident que des natifs avaient composé les discours...)
Ensuite je discute avec quelques candidats qui sont allés au CIEL en octobre ! Ils ont l'air enchantés de leur séjour à Brest, ça me fait plaisir ! Une des filles me dit qu'elle connaît aussi Francesco (ciao Francesco!), le monde est petit. Un autre me montre une vidéo sur son portable : c'est moi animant l'atelier danse de l'alliance française en janvier ! Quelle star ;-)
J'ai acheté un short au supermarché aujourd'hui, et voici que je remarque l'étiquette. Je comprends pourquoi j'ai (eu) tant de mal à m'habiller ici : S : 32 M : 34 L : 36 XL : 38 XXL : 40 ! Puisque ma taille habituelle est le 42, je suis carrément hors concours là ! Mais ça fait plaisir de voir que je fais du 38 maintenant ;-)
Mais bon, il ne faut pas trop se fier à l'étiquette non plus, une collègue m'a offert un haut taille S, et il me va, c'est juste un peu trop court...
Après 10 mois de résistance, j'ai finalement sauté le pas. J'ai investi dans un fer à repasser ! Pourquoi donc, me direz-vous ? Jusqu'à présent j'étais une adepte du repassage naturel. Portés 2 ou 3 heures, les vêtements se défripent, suffisamment pour être présentables en tout cas. Mais on m'a offert des hauts en lin, et comme vous le savez, le lin c'est rigide ! Donc le repassage manuel, ça ne marche pas... Et j'ai aussi quelques nouvelles jupes où les plis se voient beaucoup. Donc voici mon nouvel ami. Les couleurs ne passent pas bien, mais il est tout mauve comme j'aime. Attention quand même, je n'ai pas dit que j'allais repasser tout, il fait beaucoup trop chaud pour alouer beaucoup de temps à cette activité. Seulement le strict minimum. Et je n'ai pas été ruinée, d'après vous, quel est le (juste) prix de ce fer électrique automatique de marque Hanabishi (quelqu'un connaît ?), avec un cordon ajustable, un thermostat facile d'utilisation et un "full-use button groove" (je comprends pas... le voyant rouge peut-être ?) ? Vous pouvez donner les prix en euros ou en baths (1 euro = 47,5 baths) :-)





Eh oui, ici aussi il y a des sorties scolaires ! Un des cours offerts par le département s'appelle "Français du tourisme", et les collègues qui s'en occupent avaient organisé une sortie avec une guide francophone.
Rendez-vous à 7h devant la fac pour embarquer dans le car le plus pourri de la flotille. Les autres coûtent trop cher, paraît-il... Mes employeurs et moi avons décidément un rapport à l'argent bien différent ! Nous sommes 25 : Enora et Bénédicte, Watinee et Auranida (mes collègues), Soi (la guide), les étudiants et moi.
Direction le marché flottant de Damnoen Saduak, à une heure et demie de Bangkok. La guide nous raconte des histoires, le trajet passe donc vite. Le marché est devenu très touristique, avec tous ses étalages qui vendent les mêmes sacs ou les mêmes statuettes éléphants, mais ça reste quand même typique. Nous embarquons sur un long boat, une espèce de pirogue, pour visiter. Oups, c'est pas très stable, et pourquoi on penche à droite comme ça ? Vu la couleur de l'eau, il ne faut surtout pas dessaler ;-) Remarquez par contre les chapeaux abats-jour des bâtelières.
Ensuite on remonte dans le car, et 2 heures et demi après on arrive enfin à Kanchanaburi. Je vous en ai déjà parlé 2 fois, c'est là où il y a le pont de la rivière Kwai. On déjeune au pied du pont sur la rivière, avec un menu spécial pour les Farangs difficiles que nous sommes. Ensuite, petit tour sur le pont, et surtout séance photo. Les Thaïs en général, et mes étudiants en particulier, adorent poser pour des photos. Ils pourraient passer la journée à ça ! Puis on va visiter le musée sur le chemin de fer de la mort. Tout neuf, et plutôt bien fait.
Il est l'heure de reprendre la route de Bangkok. Dans le car, la guide nous laisse le micro. Les volontaires chantent, il y a de l'ambiance ! Pendant les 2 heures suivantes les étudiants jouent à "fa si la chanter", ils sont intarrissables ! J'aimerais mettre en place un cours basé sur les chansons le semestre prochain, il faut vraiment que ça se fasse, j'aurais des amateurs !
Pendant la guerre du Vietnam, Pattaya, modeste village de pêcheurs, est devenu le refuge des GI en permission, s'étoffant de toutes les distractions qui vont avec. Aujourd'hui Pattaya c'est un front de mer à la Côte d'Azur, des plages grouillantes (surtout un week end de fête des mères), une eau troublée par les hors bords et les jet ski. Et c'est surtout la ville où tous les plaisirs sont permis, le royaume du gros Farang torse nu sur son scooter, une midinette thaïe d'à peine 18 ans à l'arrière. Des prostitué(e)s pour tous les goûts (il y a même des filles blanches, russes pour la plupart) qui hantent les bars, les cabarets, les karaokés.
C'est là-bas que j'ai entraîné Enora et Bénédicte, sa copine, pour leur premier week-end en Thaïlande. Oui, j'aurais pu faire mieux ! Mais Pattaya est la station balnéaire la plus proche de Bangkok, les autres sont trop éloignées quand on a seulement 2 jours. Et puis ce n'est finalement pas si horrible (malgré ce que le Guide du routard laisse penser : il n'en parle même pas !). On est parti avec Christophe (mon collègue), XuFeng (la femme de Liu, collègue aussi), Tommy et Steven (des copains étudiants, un Chinois et un Vietnamien). Et on s'est vraiment bien amusé tous ensemble ! Il a fait beau, on a pris de belles couleurs, plus ou moins rouges selon les peaux. Au programme : plage, baignade, banana-boat (un long boudin traîné par un bateau. Evidemment le pilote s'amuse à faire des virages serrés pour nous faire tomber). Et le soir on est allés faire un tour dans les quartiers chauds. C'est impressionnant la débauche qui y règne !