18 septembre 2013

Ne courez pas !

Une chose frappante dans la rue, surtout quand on vient de Thaïlande, ce sont tous ces gens qui courent pour prendre le bus. On dit que les habitants de Chengdu sont cools et que c’est pire ailleurs, je n’ose pas l’imaginer. Déjà, là, je ne comprends pas pourquoi les gens se pressent autant. Par exemple, deux bus arrivent. Une personne veut prendre celui qui est derrière. Elle court le long du premier pour y aller. Pourtant le chauffeur passera forcément devant elle en repartant. C’est vrai que les chauffeurs ne s’arrêtent pas souvent pour prendre les retardataires, mais ils ne laissent jamais personne à l’arrêt. Donc inutile de courir ! Voici donc une petite liste pour démontrer la futilité de la course :

-          - Courir, c’est fatigant, et ça ne met personne en valeur. De plus on augmente les risques de chutes ou de collisions avec des scooters. Il faut souvent traverser la piste des scooters pour atteindre l’arrêt de bus.

-       -    En ville, la fréquence des bus est très élevée. On attend souvent moins de 5 minutes. Ne me dites pas que tous ces gens n’ont même pas 5 minutes à perdre. Surtout que les horaires ne sont pas spécifiés, on prévoit donc toujours un temps d’attente. Même chez nous, presque en banlieue, on attend rarement plus de 10 minutes.

-          - Comme il y a beaucoup de bus, les feux de signalisation font que souvent ils arrivent par grappe. Le premier est généralement bondé, on est beaucoup mieux installé dans les suivants. Si on court pour prendre le premier, on manque ce confort.

-       -    Si on prend le bus au premier arrêt, parfois on court pour rien : le bus ne s’en  va que 5 minutes après.

-          - A l’inverse, parfois on court mais pas assez vite, le bus s’en va sans nous.

Voilà, prenez-en de la graine, amis de Chengdu, « jai yen yen » comme disent les Thaïs. (littéralement « cœur froid », tranquille Emile !)


Pour être honnête, il m’arrive très exceptionnellement de  parcourir quelques mètres en courant, si je vois un bus pas trop bondé à l’heure de pointe et que je sais que je ne pourrai pas trouver mieux. Quand j’ai le malheur de finir à 18h par exemple (tout Chengdu finit à 18h) et qu’arrive le bus 230. Ce bus 230 qui, lui, passe très rarement mais a l’énorme avantage d’être presque vide à mon arrêt, et me permet de m’asseoir après ma journée de travail. 

3 commentaires:

Virginie a dit…

Ici aussi tout le monde se presse. Ce matin Gaby a fait la course avec un déambulateur électrique... C'était difficile, c'était un modèle super performant.

Maï a dit…

A Taipei ça ne m'avait pas frappée. Mais je ne prenais pas les transports en commun à l'heure de pointe, ceci explique sans doute cela.

Enfin, ici c'est la même chose à tout moment de la journée.

GM a dit…

les habitants de Chengdu sont des sportifs tout simplement...