28 février 2008
Talent vocal
Toujours à l'affût de nouvelles expériences, j'ai récemment répondu à une annonce qui cherchait des talents vocaux. J'ai d'abord cru que c'était une entreprise de doublage mais leur mail m'a remise sur le droit chemin : elearning. Alors je me suis imaginée qu'ils faisaient de la formation en langue (ex : Je m'appelle Thérèse, pour les fans d'Encarta). Hier je suis donc allée "donner ma voix"pour faire un échantillon à présenter aux clients potentiels. En fait, vu l'échantillon, ils font des choses très pointues, j'ai ainsi dû lire un petit texte sur la règlementation du télémarketing ! En 10 minutes c'était fait. L'ingénieur du son m'a alors confié que c'était la première fois qu'il enregistrait du français. Bon, eh bien comme ça ça limite la concurrence ! Mais y a-t-il même un semblant de demande en français ? Aucune idée... Mais je n'ai rien perdu, alors maintenant, attendons !
17 février 2008
Cours particuliers
Comme je manquais d'activités (à lire sur un ton ironique), j'ai accepté de donner des cours à la nièce d'une collègue, prof d'anglais. Tous les 15 jours je donne donc 2 heurs de cours à Bee. Elle a 15 ans, et adore le français, qu'elle maîtrise déjà très bien, après une seule année de cours. Si tous mes étudiants étaient comme elle !
Les cours particuliers, de soutien ou d'approfondissement c'est un gros business en Thaïlande. Il y a les boîtes spéciales, style Acadomia, qu'on appelle les tuteurs, et les étudiants ou les profs qui arrondissent ainsi leur fin de mois. Récemment, dans le journal d'ABAC, un étudiant étranger se plaignait que presque tous les Thaïs prennent des cours auprès des tuteurs, ce qui déséquilibrent les cours et les chances des étudiants. En effet, souvent les tuteurs donnent carrément les réponses aux examens. Souvent ce sont d'anciens étudiants d'ABAC, et comme certains profs ne changent jamais les questions de leurs examens (vu de mes propres yeux), c'est facile de garantir de bons résultats. Il suffit de distribuer des photocopies avec les réponses exactes. Compréhension ? Analyse ? A quoi bon quand on peut avoir "A" en apprenant bêtement par coeur ?
Une de mes collègues a un fils de 12 ans. Tous les samedis il a cours de maths. Pas parce qu'il est nul, au contraire, c'est plutôt son point fort et il adore ça. Mais ses parents pensent que les cours du collège ne sont pas suffisants pour espérer une admission en université publique quand le moment viendra (les étudiants sont sélectionnés sur concours). Donc ils mettent toutes les chances du côté du fiston, pour lui payer ses cours, en plus d'une école privée aux frais d'inscription déjà très élevés !
On peut donc en conclure que, malheureusement, un bon élève qui n'a pas les moyens de se payer ces cours, n'a que peu de chances d'être admis dans une bonne université... Ascenseur social grippé...
Les cours particuliers, de soutien ou d'approfondissement c'est un gros business en Thaïlande. Il y a les boîtes spéciales, style Acadomia, qu'on appelle les tuteurs, et les étudiants ou les profs qui arrondissent ainsi leur fin de mois. Récemment, dans le journal d'ABAC, un étudiant étranger se plaignait que presque tous les Thaïs prennent des cours auprès des tuteurs, ce qui déséquilibrent les cours et les chances des étudiants. En effet, souvent les tuteurs donnent carrément les réponses aux examens. Souvent ce sont d'anciens étudiants d'ABAC, et comme certains profs ne changent jamais les questions de leurs examens (vu de mes propres yeux), c'est facile de garantir de bons résultats. Il suffit de distribuer des photocopies avec les réponses exactes. Compréhension ? Analyse ? A quoi bon quand on peut avoir "A" en apprenant bêtement par coeur ?
Une de mes collègues a un fils de 12 ans. Tous les samedis il a cours de maths. Pas parce qu'il est nul, au contraire, c'est plutôt son point fort et il adore ça. Mais ses parents pensent que les cours du collège ne sont pas suffisants pour espérer une admission en université publique quand le moment viendra (les étudiants sont sélectionnés sur concours). Donc ils mettent toutes les chances du côté du fiston, pour lui payer ses cours, en plus d'une école privée aux frais d'inscription déjà très élevés !
On peut donc en conclure que, malheureusement, un bon élève qui n'a pas les moyens de se payer ces cours, n'a que peu de chances d'être admis dans une bonne université... Ascenseur social grippé...
13 février 2008
Le sexe des étudiants
Hier, une dame m'a téléphoné. Son fils est au lycée, et donc elle se renseigne pour son orientation. Elle m'a posé quelques questions sur les études de français ici, et puis :
"- Vous avez combien de garçons ?
- Eh bien, comme dans tous les cursus de langues, les filles dominent (vous avez vu comme je parle bien "chef" quand je veux ;-) ), mais nous avons aussi des garçons. Environ 25% des effectifs
- Oui mais, des vrais garçons ou des moitiés ?
J'ai dû me retenir de rire...
- On a de tout, madame, des vrais garçons qui aiment les filles, et puis d'autres c'est vrai qui sont plutôt "moitié"
- Oui, parce que vous comprenez, je m'inquiète un peu pour mon fils"
A mon avis on ne devient pas homosexuel juste en fréquentant des gays, ou alors peut-être que j'aurais préféré une Janet à mon John... Si elle s'inquiète, ça doit être que son fils montre déjà des signes efféminés, je ne crois pas que ce soit "rattrapable"... Même si on l'inscrit à un cours de rugby ou de football américain
Ce qui nous ramène à la grande question, pourquoi autant de gays en Thaïlande ? Je n'ai toujours pas trouvé la réponse... Certains évoquent la tolérance du bouddhisme (oui, mais les autres pays bouddhistes ne sont pas forcément des paradis homos), d'autres une société où les enfants sont souvent élevés par la grand-mère, ce qui les féminiserait. Si tous les gens élevés par leur grand-mère ou une nourrice étaient devenus homo, je ne sais pas si l'espèce humaine aurait survécu jusqu'à maintenant. Non, parmi les thèses que j'ai lues, aucune ne me semble vraiment apporter de réponse. En tout cas, même si je ne sais pas pourquoi il en est ainsi, j'apprécie vraiment d'être dans un pays ouvert de ce point de vue-là.
"- Vous avez combien de garçons ?
- Eh bien, comme dans tous les cursus de langues, les filles dominent (vous avez vu comme je parle bien "chef" quand je veux ;-) ), mais nous avons aussi des garçons. Environ 25% des effectifs
- Oui mais, des vrais garçons ou des moitiés ?
J'ai dû me retenir de rire...
- On a de tout, madame, des vrais garçons qui aiment les filles, et puis d'autres c'est vrai qui sont plutôt "moitié"
- Oui, parce que vous comprenez, je m'inquiète un peu pour mon fils"
A mon avis on ne devient pas homosexuel juste en fréquentant des gays, ou alors peut-être que j'aurais préféré une Janet à mon John... Si elle s'inquiète, ça doit être que son fils montre déjà des signes efféminés, je ne crois pas que ce soit "rattrapable"... Même si on l'inscrit à un cours de rugby ou de football américain
Ce qui nous ramène à la grande question, pourquoi autant de gays en Thaïlande ? Je n'ai toujours pas trouvé la réponse... Certains évoquent la tolérance du bouddhisme (oui, mais les autres pays bouddhistes ne sont pas forcément des paradis homos), d'autres une société où les enfants sont souvent élevés par la grand-mère, ce qui les féminiserait. Si tous les gens élevés par leur grand-mère ou une nourrice étaient devenus homo, je ne sais pas si l'espèce humaine aurait survécu jusqu'à maintenant. Non, parmi les thèses que j'ai lues, aucune ne me semble vraiment apporter de réponse. En tout cas, même si je ne sais pas pourquoi il en est ainsi, j'apprécie vraiment d'être dans un pays ouvert de ce point de vue-là.
08 février 2008
"Ce cabinet est un peu vilain"
Je ne parle pas des toilettes, mais du nouveau gouvernement thaï. Et savez-vous qui a dit ça ? Le premier ministre en personne ! Si je vous reparle des élections seulement maintenant, presque 2 mois après le scrutin, c'est que le gouvernement vient seulement d'être dévoilé, après avoir obtenu l'approbation du roi. Il fallait d'abord examiner tous les recours déposés pour fraudes pendant la campagne et le jour des élections.
Le premier ministre s'appelle Samak Sundaravej. Agé de 72 ans, c'est un fidèle de Taksin, le premier ministre déchu. On prend les mêmes et on recommence, on sussure déjà que Samak ne serait rien d'autre que la marionnette de Taksin, en attendant le retour officiel, en mai dit son épouse. Samak a été plusieurs fois député et ministre, ainsi que gouverneur de Bangkok. De plus, cet ultra-conservateur était vice premier-ministre du gouvernement militaire quand l'armée a tiré sur des manifestants étudiants en 1976.
Et pourquoi le premier ministre n'est-il pas satisfait de son gouvernement tout neuf ? Après le coup d'état, 111 hommes politiques, membres de Thai Rak Thai, le parti de Taksin, ont été interdits de politique. L'état-major a été décapité, et donc Samak a dû se contenter des seconds couteaux. Selon les experts ce gouvernement va avoir du mal, les membres manquent vraiment d'expérience. Le piston (ainsi, le ministre de l'éducation est le beau-frère de Taksin) ça n'est pas suffisant pour bien tenir les rênes d'un pays, surtout quand il est bousculé lui aussi par la crise économique !
Le premier ministre s'appelle Samak Sundaravej. Agé de 72 ans, c'est un fidèle de Taksin, le premier ministre déchu. On prend les mêmes et on recommence, on sussure déjà que Samak ne serait rien d'autre que la marionnette de Taksin, en attendant le retour officiel, en mai dit son épouse. Samak a été plusieurs fois député et ministre, ainsi que gouverneur de Bangkok. De plus, cet ultra-conservateur était vice premier-ministre du gouvernement militaire quand l'armée a tiré sur des manifestants étudiants en 1976.
Et pourquoi le premier ministre n'est-il pas satisfait de son gouvernement tout neuf ? Après le coup d'état, 111 hommes politiques, membres de Thai Rak Thai, le parti de Taksin, ont été interdits de politique. L'état-major a été décapité, et donc Samak a dû se contenter des seconds couteaux. Selon les experts ce gouvernement va avoir du mal, les membres manquent vraiment d'expérience. Le piston (ainsi, le ministre de l'éducation est le beau-frère de Taksin) ça n'est pas suffisant pour bien tenir les rênes d'un pays, surtout quand il est bousculé lui aussi par la crise économique !
03 février 2008
Qui porte le deuil ?
Aujourd'hui ça fait 32 jours que la princesse Galyani est décédée. Un tiers de la période de deuil est écoulée. Encore 68 jours en noir. Et blanc, c'est autorisé aussi. J'ai 3 jupes noires, 3 vestes et gilets de la même couleur. Au moins c'est facile à assortir...
Toujours à cause du deuil, de nombreuses fêtes sont annulées. Ainsi, à ABAC il n'y aura pas de célébration du nouvel an chinois cette année (c'est le 7 février). C'est dommage, les étudiants présentent des numéros très intéressants. Par contre, TOUS les grands magasins (et beaucoup de petits), l'aéroport et d'autres lieux publics sont parés de rouge pour l'événement. Ne serait-ce pas un paradoxe ? Les fêtes dans les écoles et universités ont un but éducatif, les étudiants s'investissent beaucoup. Les fêtes dans les magasins en ont-il un, autre que mercantile ? Je dois dire que je suis assez choquée que ce deuil soit à deux vitesses, et que les institutions de formation soient pénalisées, alors que les commerces font ce qu'ils veulent.
A mon avis, si la princesse nous regarde, elle ne doit pas être très contente non plus !
Toujours à cause du deuil, de nombreuses fêtes sont annulées. Ainsi, à ABAC il n'y aura pas de célébration du nouvel an chinois cette année (c'est le 7 février). C'est dommage, les étudiants présentent des numéros très intéressants. Par contre, TOUS les grands magasins (et beaucoup de petits), l'aéroport et d'autres lieux publics sont parés de rouge pour l'événement. Ne serait-ce pas un paradoxe ? Les fêtes dans les écoles et universités ont un but éducatif, les étudiants s'investissent beaucoup. Les fêtes dans les magasins en ont-il un, autre que mercantile ? Je dois dire que je suis assez choquée que ce deuil soit à deux vitesses, et que les institutions de formation soient pénalisées, alors que les commerces font ce qu'ils veulent.
A mon avis, si la princesse nous regarde, elle ne doit pas être très contente non plus !
30 janvier 2008
Excuses bidons
Ces temps-ci on atteint des sommets dans la production d'excuses par les étudiants sécheurs ou retardataires.
- "Il pleuvait, alors je n'ai pas pu prendre le bus" Parapluie : 50 bahts.
- "Dormir". Dit comme ça, par une étudiante de 4ème année. Vous pouvez donc voir le niveau lamentable de certains... Pour ce qui est de l'excuse : elle habite sur le campus, et le cours commence à.... midi !
- "On a été servies en retard au restaurant". Ce qui vaut donc une absence totale du cours. Sachant que les restaurants servent plutôt rapidement, que les Thaïs mangent en 10 minutes, et que le resto en question est à 3 min de la salle de cours, c'est difficile à accepter ! "Mais si Ajarn, c'est vrai". Oui, mais ça ne change rien, il fallait annuler la commande et venir en cours.
22 janvier 2008
Et la fameuse remise de diplômes
5h15 samedi matin : driiiiing. Après 2 week-ends de répétitions, le grand jour est enfin arrivé, c'est la cérémonie de remise de diplômes. Et ça commence tôt ! Pour y être avant 7h, je dois partir à 6h. Tuk-tuk, bus, métro. Apparemment les employés du métro ont reçu une formation spéciale pour les étrangers. Mais comme je ne suis pas une touriste, ça coince. Quand je parle thaï, ils me répondent presque toujours en anglais, et me demandent toujours de répéter, alors qu'en général je me fais comprendre sans trop problème. Comme d'habitude je demande mon ticket en thaï, et cette fois-ci le monsieur me demande (en thaï pour une fois) : vous avez déjà pris le métro ? Heu, oui, ça va, je maîtrise plutôt bien ! Je n'ai pourtant pas l'air d'une touriste en goguette.
6h30 : je rentre dans le métro. Oh mais il y a plein d'étudiants d'ABAC là-dedans ! Certains ont déjà revêtu leur toge. Et se servent de leur chapeau comme d'un garde-manger. Humm, c'est pas une très bonne idée ça !
6h50 : j'arrive au vestiaire des profs. Une prof chinoise, de Malaisie me dit : "Jai yen yen" (coeur froid froid, zeeeeen), j'ai prié pour toi, tout se passera bien. Ah, merci, mais je ne m'inquiète pas ! (pour l'instant) Avant de revêtir la tenue adéquate, je m'accorde un 2ème petit-déjeuner. Cake au thon ? Brioche au porc séché ? Je me laisse finalement tenter par un roulé au moka, ça passera mieux à cette heure-ci.
7h10 : le président, le frère Bancha, passe par là, j'en profite pour lui demander de poser avec moi. Et il est déjà l'heure de retrouver les étudiants dans la grande salle.

7h30 : les portes se ferment. Les retardataires n'auront pas le droit de rentrer. Le vice vice-président rappelle les consignes : pas de bavardages, pas de téléphone, tenez-vous bien, soyez fiers de votre université...
8h : Bénédiction par le chapelain, quelques discours, et puis c'est parti. Environ 3000 étudiants vont se succéder sur la scène pour recevoir leur diplômes des mains du frère Bancha. L'ambiance est très solennelle. Les mouvements ont été répétés au millimètre près, et ça se voit.
vers 10h45 : c'est mon tour ! Je dois annoncer les noms des diplômés du département de français. 18 noms à prononcer. Certains font jusqu'à 10 syllabes ! Mais j'ai bien répété, ça devrait aller. Evidemment j'ai la bouche sèche avant de commencer, et j'ai envie de faire pipi, mais une fois lancée, tout va bien. Heureusement que je n'ai pas 530 étudiants, comme la chef du département d'anglais !
4 minutes plus tard : c'est terminé. Après avoir bu un verre d'eau, je retourne sur scène avec les autres profs. Enfin, ceux qui sont toujours là, parce qu'ils semblent que les profs soient dispensés de toute obligation... Certains répondent au téléphone, baillent aux corneilles, n'en finissent pas d'aller aux toilettes. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais, n'est-ce pas...
12h40 : serment d'allégeance et bénédiction finale. On peut enfin sortir, après avoir fait une haie d'honneur pour les étudiants.
13h : un beau buffet nous attend, ça fait du bien de discuter librement ! La doyenne et des collègues viennent me féliciter. Ca fait plaisir ! Allez, on remet ça l'année prochaine !
6h30 : je rentre dans le métro. Oh mais il y a plein d'étudiants d'ABAC là-dedans ! Certains ont déjà revêtu leur toge. Et se servent de leur chapeau comme d'un garde-manger. Humm, c'est pas une très bonne idée ça !
6h50 : j'arrive au vestiaire des profs. Une prof chinoise, de Malaisie me dit : "Jai yen yen" (coeur froid froid, zeeeeen), j'ai prié pour toi, tout se passera bien. Ah, merci, mais je ne m'inquiète pas ! (pour l'instant) Avant de revêtir la tenue adéquate, je m'accorde un 2ème petit-déjeuner. Cake au thon ? Brioche au porc séché ? Je me laisse finalement tenter par un roulé au moka, ça passera mieux à cette heure-ci.
7h10 : le président, le frère Bancha, passe par là, j'en profite pour lui demander de poser avec moi. Et il est déjà l'heure de retrouver les étudiants dans la grande salle.

7h30 : les portes se ferment. Les retardataires n'auront pas le droit de rentrer. Le vice vice-président rappelle les consignes : pas de bavardages, pas de téléphone, tenez-vous bien, soyez fiers de votre université...
8h : Bénédiction par le chapelain, quelques discours, et puis c'est parti. Environ 3000 étudiants vont se succéder sur la scène pour recevoir leur diplômes des mains du frère Bancha. L'ambiance est très solennelle. Les mouvements ont été répétés au millimètre près, et ça se voit.
vers 10h45 : c'est mon tour ! Je dois annoncer les noms des diplômés du département de français. 18 noms à prononcer. Certains font jusqu'à 10 syllabes ! Mais j'ai bien répété, ça devrait aller. Evidemment j'ai la bouche sèche avant de commencer, et j'ai envie de faire pipi, mais une fois lancée, tout va bien. Heureusement que je n'ai pas 530 étudiants, comme la chef du département d'anglais !
4 minutes plus tard : c'est terminé. Après avoir bu un verre d'eau, je retourne sur scène avec les autres profs. Enfin, ceux qui sont toujours là, parce qu'ils semblent que les profs soient dispensés de toute obligation... Certains répondent au téléphone, baillent aux corneilles, n'en finissent pas d'aller aux toilettes. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais, n'est-ce pas...
12h40 : serment d'allégeance et bénédiction finale. On peut enfin sortir, après avoir fait une haie d'honneur pour les étudiants.
13h : un beau buffet nous attend, ça fait du bien de discuter librement ! La doyenne et des collègues viennent me féliciter. Ca fait plaisir ! Allez, on remet ça l'année prochaine !
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