21 novembre 2007

3 semaines en tête

Ca fait maintenant 3 semaines exactement que j'ai pris mes nouvelles fonctions. Tout va bien ! Je prends mes marques petit à petit. Je ne connais pas encore toutes les choses utiles à ma fonction, mais ça va venir. Par exemple, je n'ai pas le code qui me permettra d'entrer dans la base de donnée et vérifier les heures d'arrivée et départ de mes collègues. Vous vous dites "mais à quoi ça sert ?". A rien, je suis tout à fait d'accord, c'est bien pour ça que ce code est le dernier de mes soucis. Hé ho, sur ma fiche de poste c'est pas écrit Big Brother !

La semaine dernière nous avons organisé un concours de discours. Seulement 5 candidats étaient au rendez-vous, mais il fallait faire comme pour 20. Heureusement que mes collègues du département de français et d'anglais m'ont aidée, parce que je ne connais pas encore grand monde dans les bureaux ou services techniques. Et souvent les secrétaires, les techniciens, les informaticiens, les graphistes... ne parlent pas très bien anglais, donc mes collègues jouent aux interprètes. Je dois souvent les solliciter pour des traductions aussi. C'est une surprise, beaucoup des papiers que je reçois sont en thaï. ABAC se flatte pourtant d'être la première université internationale en Thaïlande... Et je ne suis pas la seule chef non-thaï, ils pourraient penser à nous ! Je n'en suis qu'au déchiffrage, niveau CP, c'est pas encore demain la veille que je pourrai lire une note administrative !

Cette semaine c'est le côté humain qui a pris le dessus, avec le décès de la mère d'une étudiante. Elle vivait en France. J'ai essayé d'aider l'étudiante de mon mieux, notamment en facilitant l'obtention de son visa. Enfin, je ne sais pas si ce sont mes interventions qui ont payé, mais ça a fini par marcher. Un autre chef de département a noté ma gentillesse envers les étudiants. On n'en a pas beaucoup en français, alors on les chouchoute !

Le prochain événement, c'est la venue d'une princesse à ABAC. La première femme du prince héritier, la princesse Somsavali. Pour l'occasion, et comme je fais partie du comité d'accueil, je vais avoir un tailleur "ABAC". D'ailleurs il devrait être prêt, mais je ne l'ai pas encore vu. En fait pour l'instant personne ne sait rien. Mais tout est normal puisqu'elle vient le 30, il reste encore plus d'une semaine pour organiser, une éternité !

8 commentaires:

Léti a dit…

Quelle méthode dois-tu adopter ? Faire à l'instinct et ce sera la patte A. Maiwenn ou bien essayer de penser comme une thai pour être moins surprise par chaque détail ?

Maï a dit…

Essayer de faire comme prescrit le bouddhisme : la voie du milieu :-) J'essaye de penser comme les Thaïs, mais c'est pas toujours concluant. Et de toute façon je n'ai pas envie, ni intérêt je crois, de m'effacer complètement.

Flam' a dit…

Pas évident de rentrer dans la mentalité d'un autre pays. J'ai rencontré une Polonaise ici, connaissant le sens de la galanterie des hommes polonais, je l'ai laissée passer devant à chaque porte.
A la fin, elle m'a confié son étonnement qu'un Français la laisse passer devant alors qu'elle aurait été choquée qu'un Polonais ne le fasse pas... Bonjour la réputation.

Bon courage pour les prochaines étapes Maï!

Maï a dit…

Ah, le coup de laisser passer les dames d'abord ! Au début j'ai mis du temps à m'habituer ici. Pour visiter la fac il y avait 2 hommes et moi. Donc ils voulaient toujours me laisser passer devant, mais moi il me fallait toujours quelques secondes pour réaliser que c'était à moi de bouger !

Je dois dire que j'apprécie quand un homme se lève pour me laisser la place. Ce n'est pas systématique, mais ça arrive régulièrement. Et moi je me lève pour les hommes âgés, chacun son tour ;-)

hanane a dit…

Bonjour Mai,
Cela fait plaisir de te voir maintenant évoluer dans de nouvelles fonctions et pas seulement sur le plan administratif mais humain aussi.Comme quoi ca a du bon de placer des jeunes aux postes à responsabilité.

En ce qui concerne la galanterie c'est vrai qu'il faut s'habituer à tous ces tralala de monter derrière un homme et descendre devant. D'entrer en premier ou pas, et l'on se sent un peu dépourvue quand on ne s'y retrouve pas, mais d'après ce que je dis les asiatiques sont plus pointilleuses sur ces "marques d'attention" que nous occidentales... peut être un signe d'émancipation? je ne sais pas trop

hanane a dit…

sorry c'était d'après ce que je sais et pas je dis

Anonyme a dit…

en france , " liberté , égalité ,fraternité " ces trois mots permettent de vivre en société , et après , le bon sens prime : celui ou celle qui se trouve le plus près de la porte l'ouvre et celui ou celle qui suit passe en premier.....qu'on laisse la place au plus vieux : du bon sens car ses jambes aussi sont vieilles pour rester debout . cela fonctionnait plutôt bien à la fin du siècle dernier ( à partir des années 1970 ...) mais depuis 2000 il semble qu'il faille à nouveau inventer des protocoles ; sans doute " l'égalité " n'est pas aussi simple à vivre ? AM

Léti a dit…

Et dans les transports parisiens/franciliens c'est à celui qui a le coude le plus pointu ou les coups de pied les plus spontannés de passer en premier. De la même façon c'est évidemment celui qui monte dans le train qui est prioritaire à celui qui en descend, et à celui qui est en Vélib' de brûler le feu en descendant du trottoir......... :-p