Les Thaïs adorent les cérémonies officielles un peu pompeuses, notamment pour les remises de prix. Quand on a une position hiérarchique élevée, on est souvent sollicité pour remettre des diplômes, des coupes, des trophées pour des concours en tous genres. C'est notamment une des attributions du prince et des princesses, qui ont pris la suite de leurs parents âgés. Quand on est moins élevé dans l'échelle sociale, on est souvent invité à assister à ces cérémonies. C'était mon cas aujourd'hui, une ce matin et une autre cet après-midi.
Vous souvenez-vous de Phumjai, mon étudiant qui s'est fait moine il y a quelques mois ? Il a gagné un prix qui récompense les jeunes Bangkokois méritants (sportifs, artistes, personnes qui s'investissent dans différents projets...). J'avais un peu participé à sa candidature, puisque j'ai authentifié son dossier, en le signant. Il m'a donc invitée à assister à la cérémonie, d'ailleurs plusieurs autres jeunes étaient aussi accompagnés d'un de leurs professeurs. Je devais arriver à 9h30, et comme on ne peut jamais prévoir l'état du trafic, j'avais prévu large, et je suis arrivée à 9h10. J'ai retrouvé Phumjai, qui m'a indiquée où m'asseoir (au 2ème rang, avec les autres profs). Ensuite j'ai pu voir les répétitions : à quel moment se lever, comment venir chercher son trophée, comme redescendre de la scène, comment se mettre pour la photo de groupe... C'est très précis !
Ensuite on a attendu l'arrivée du représentant de la municipalité, un adjoint du gouverneur.Et finalement ça n'a commencé qu'à 10h45 ! Si j'avais su, j'aurais fait la grasse matinée.
(il y en a encore autant de l'autre côté des VIP à gauche, mais je n'avais pas assez de champ pour les photographier tous ensemble !)La remise des prix n'a duré qu'à peine 30 min, puis nous avons pris des photos.
(moi, la mère de Phumjai, le vice-gouverneur, Phumjai. Les 2 autres attendent leur tour)
Puis, direction la fac, pour la remise des prix du concours organisé par mes stagiaires. 10 équipes étaient inscrites, mais malheureusement seules 3 ont envoyé leur dossier. C'était donc une cérémonie en petit comité. Mais quand même dans la salle de réception du campus ! Cette fois-ci je n'étais pas simple spectatrice, puisque j'ai fait un discours, et que j'étais réquisitionnée pour les photos.
Cannelle, une des stagiaires, Nithi et Thaksaporn, mes étudiants qui ont eu le 2ème prix.

D'après le protocole thaï, c'est moi qui aurais dû remettre le prix, mais le style français a pris le dessus. Et pour finir, le cocktail !
article sous-titré : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ce matin, coup de téléphone de quelqu'un de la fac (je le sais parce que la sonnerie est différente). La dame me parle de la librairie et du prix des livres. Comme je ne comprends pas trop ce qu'elle veut, et qu'elle ne parle pas anglais, je lui demande d'appeler une de mes collègues thaïes. Quelques minutes après, cette même dame me rappelle. Entre temps elle a essayé de joindre une autre collègue, mais celle-ci est en cours. Je comprends qu'elle me demande de fixer le prix d'un de nos manuels de cours. C'est très bizarre, parce que ce n'est pas du tout de mon ressort. Donc je lui réponds que je n'en sais rien, je prends son numéro et je lui dis que ma collègue la rappellera.Ensuite j'appelle la première collègue, qui me dit qu'elle n'a pas très bien compris non plus. Comme quoi, même en parlant la même langue, parfois c'est compliqué ! Et finalement, en réfléchissant ensemble, on a compris : la collègue n°2 va enseigner un nouveau cours, donc il lui fallait le livre. Elle a rempli le formulaire lui permettant de le retirer à la librairie, mais apparemment n'a pas précisé son prix exact. C'est donc pour ça que cette dame, du service finance, m'appelait : elle voulait connaître le prix du livre. Bien sûr je n'en sais rien ! Apprendre par coeur la liste des prix des livres utilisés dans le département n'est pas dans ma fiche de poste.
Et la question à 100 bahts est : Pourquoi n'a-t-elle pas appelé la librairie directement ? C'était trop simple ?
Ceux d'entre vous qui ont eu la gentillesse de nous inviter lors de nos vacances au printemps dernier ont pu être surpris par la réponse de John à cette question cruciale : "Qu'est-ce que je te sers". Presque toujours il répondait "n"importe quoi" (voulant dire "peu importe"). Vous avez été surpris, et même décontenancés, puisqu'on ne sait quoi offrir dans ce cas : avec ou sans alcool ? avec ou sans bulles ? avec ou sans cacahuètes ?..C'est en fait la réponse correcte et polie dans un contexte thaï. Comme vous le savez, en Asie, il faut éviter de faire perdre la face à son interlocuteur. Ainsi, si je demande un jus d'abricot et qu'il n'y en a pas, mon hôte risque de perdre la face. Et, pour m'éviter de perdre la face à mon tour, par son refus, il va essayer de répondre à ma demande coûte que coûte, quitte à devoir sortir pour en acheter. Comme vous le voyez, ce concept de face est très fort, et donc pour éviter les méli-mélo style "tu m'as fait perdre la face, mais moi je veux t'éviter ça", on évite d'exprimer sa préférence et on se contente de ce qu'on nous donne. Pour ça, les mœurs occidentales sont quand même beaucoup plus simples : "Du jus d'abricot ? Non, on n'en a pas, tu veux du jus d'orange ?" Hop, terminé, on passe aux saucisses cocktail.
Non, ce n'est pas moi qui pars, mais 2 de mes étudiants. Ils ont la chance d'aller étudier en France pendant un an. Un à l'ESPEME de Lille, l'autre à la Catho d'Angers. Un jour, alors qu'ils me faisait remarquer que ce programme me demandait beaucoup de travail, je leur ai dit en plaisantant de ne pas oublier de me ramener un cadeau de France pour me remercier.Il semble que j'ai été entendue puisque voici ce que mon futur Angevin m'a offert aujourd'hui !
C'est un produit assez populaire ici, bien que plutôt cher, qui permettrait de garder une bonne santé. Et ceci, grâce à un ingrédient un peu particulier. Pourrez-vous deviner lequel ?
Dix jours sans message, vous devez vous demander si Morakot ne m'a pas emportée, malgré mon message rassurant précédemment. Non, tout va bien, il se trouve simplement que je n'avais rien à raconter. Mais voilà une histoire thaïe.Traverser la route en Thaïlande peut être très périlleux, puisque les voitures ne daignent pas s'arrêter pour laisser passer les piétons même quand ils sont sur un passage clouté. Pour remédier aux problèmes, dans les endroits fréquentés, on a construit des passerelles au dessus des routes. C'est bien pratique et beaucoup moins dangereux. Mais certaines personnes traversent quand même sur la route, après tout, c'est leur droit. Mais voilà que la police de Bangkok a décidé qu'il est désormais interdit d'utiliser un passage piéton s'il est situé à moins de 100m d'une passerelle. Les contrevenants se voient infligés une amende de 200 bahts ! Pour bien faire, il faudrait peut-être effacer le passage piéton, non ?
Bien que le typhon porte un nom thaï (Morakot veut dire émeraude) il n'a pas touché la Thaïlande. A Bangkok, le climat est normal pour la saison : de fortes averses d'une heure environ alternent avec un ciel gris ou bleu. [fin du bulletin météo]Et bien sûr, bon courage à ceux qui subissent les caprices du temps !
Si le Stade Rennais occupe la deuxième place du championnat en ce moment, c'est grâce à sa nouvelle recrue :