16 septembre 2012

Chez nous

Vous vous demandez peut-être à quoi ressemble un intérieur chinois. Votre curiosité est sur le point d'être satisfaite !

Voici le salon. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai un canapé ! J'aurais aimé que la propriétaire embarque cette grosse télé qui encombre et ne sera jamais allumée, mais elle n'a pas voulu...  Alors elle servira pour poser des choses.

A gauche vous pouvez apercevoir le mini balcon. Comme il est dans un renfoncement il ne donne sur rien, je me demande un peu à quoi il sert...
 
 
 La chambre


La cuisine. 

Elle est trop petite, pas de vrais rangements ni plan de travail, mais il faudra faire avec. Et le frigo est un peu petit aussi. Heureusement on a un marché en bas de chez nous, on pourra faire les courses régulièrement. Et pas de fourmis ici, on ne sera pas obligés de tout mettre au frigo.




Je ne sais pas s'il faut appeler ceci l'arrière-cuisine, une buanderie ou un balcon. Contrairement à la Thaïlande ou même à la France, il semble que la machine à laver soit un incontournable des logements meublés, c'est bien pratique. Celle-ci est semi-automatique comme celle qu'on avait à Lamphun. Par contre elle est beaucoup plus grande, alors qu'elle ne peut pas laver beaucoup plus de linge (8kg), bizarre, bizarre ! 


La salle de bain. Comme en Thaïlande, il n'y a pas de bac de douche, on mouille donc tout l'espace en se lavant. La douche est la seule arrivée d'eau reliée au chauffe-eau (en gris sur la photo ci-dessus)


Et arrivé à ce stade, vous vous dites, tiens, elle ne nous a pas montré les toilettes cette fois-ci. Si, si, j'y viens, voici l'horreur !
Je ne sais pas pourquoi on les appelle des toilettes turques, on devrait les traiter de chinoises, c'est vraiment répandu ici. Pourtant l'immeuble n'est pas si ancien ! Quand j'en aurai marre de m'accroupir, on achètera un siège percé qui se met dessus. C'est prévu pour les personnes handicapées ou âgées, ça m'ira aussi très bien.

J'aurai encore des choses à vous raconter sur le logement, mais chaque chose en son temps.

14 septembre 2012

Ca déménage !


Nous avons trouvé un logement. Normalement demain nous emménagerons dans ce bâtiment.


Si notre appartement, situé au 10ème étage, était de ce côté, nous aurions vue sur la fac à quelques centaines de mètres, mais nos fenêtres donnent sur l'autre côté. 

Vue sur un terrain vague, sans doute une denrée rare à Chengdu !

Notre futur nid n'est pas bien grand : un salon, une chambre, une cuisine, un sdb et deux balcons, le tout au format mini. On aurait aimé trouver un logement avec deux chambres, mais les prix atour du campus étant plus élevés que ce qu'on avait repéré, on a préféré baisser nos exigences et assurer le côté financier. D'autant qu'avant de signer le contrat on nous a demandé de payer un an de loyer ! C'est normal ici, les locataires payent toujours au moins 3 mois d'avance et jusqu'à 12. Quand on veut s'installer, il vaut mieux avoir des économies ou une famille qui peut aider. 

Je vous mettrai des photos de l'intérieur quand on sera installés.

11 septembre 2012

Eau chaude






Voici la première chose étrange que j'ai relevée sur le campus à notre arrivée : une marée de thermos. Derrière la grille se trouvent des dizaines de robinets d'eau chaude. Elle n'est ouverte que 3 fois par jour, alors les étudiants déposent leur thermos en allant en cours et la remplissent en revenant, moyennant finances. Il faut savoir que les Chinois ont une passion pour l'eau chaude. Je ne sais plus si je vous en avais parlé, c'est le remède à tout : tu as mal à la gorge ? Bois de l'eau chaude ! Mal au ventre ? Bois de l'eau chaude !

Celui qui boit de l'eau froide est un inconscient qui s'expose à toutes les maladies. D'ailleurs c'est difficile d'en trouver. Dans les distributeurs, le robinet rouge donne de l'eau bouillante et le robinet bleu de l'eau... tiède ! Les restaurants ne servent pas d'eau gratuite. Au mieux il y a du thé, au pire, rien.

Mais l'eau que les étudiants ramènent dans leurs thermos colorées n'est pas potable ! J'en conclus donc que leurs logements ne sont pas équipés de chauffe-eau. Dur, dur en hiver ! C'est sans doute pour ça qu'ils payent pour prendre leur douche dans des bains publics.

10 septembre 2012

Poivre du Sichuan



La cuisine du Sichuan est réputée en Chine. C’est vrai que pour le moment nos papilles sont plutôt contente, c’est meilleur qu’à Taïwan. Et moins cher, ce qui est normal étant donné que le coût de la vie est inférieur (par contre c’est un peu plus cher qu’à Bangkok, surtout la viande)

En France, le Sichuan est connu pour son poivre. Qui n’en est pas un d’ailleurs puisque le poivre du Sichuan fait partie de la famille des agrumes ! Je n’en avais jamais goûté, et maintenant que c’est fait, je m’étonne un peu de sa popularité, ou alors c’est une variété différente qui est vendue en France. Ici  le goût est très fort, on dirait un peu du produit pour récurer les toilettes. Et surtout, il laisse la bouche complètement anesthésiée, on a l’impression d’être chez le dentiste, ce n’est pas agréable du tout. D’ailleurs en chinois on l’appelle "ma la" (), « anesthésiant et épicé ». John, qui est pourtant amateur de piments forts, n’a pas pu supporter cette sensation lors de notre première dégustation. Il faut dire que notre plat était particulièrement chargé. Dommage, parce que sans ça il aurait été tout simplement délicieux.

Les pommes de terre sont à la fête ici, je me régale

Depuis, j’ai mangé de la soupe de nouilles contenant juste quelques grains de poivre, c’était plus agréable. Mais je préfère quand même les plats sans, c’est mieux pour apprécier les différentes saveurs. Et ce ne sont pas les épices qui manquent. Dans un des restos où on est allés le bouillon servi en accompagnement ne contenait pas moins de 32 épices et herbes !

09 septembre 2012

Chengdu, mais c'est où ?


Comme moi, vous n'êtes peut-être pas vraiment calés en géographie chinoise, alors voici un petit cours.

La Chine fait plus de 9,5 millions de km2, ce qui représente 10 fois la France métropolitaine. Ce territoire immense est découpé en 22 provinces et 5 régions autonomes. Chengdu se trouve dans la province du Sichuan, qui à elle seule correspond au 4/5 de la France ! 

Le Sichuan est situé dans le sud-ouest et jouxte le Tibet.



Sichuan (四川) signifie "quatre rivières". Une de ses rivières est le Yangzi Jiang, le fleuve bleu, le plus long d'Asie, 3ème cours d'eau le plus long du monde.

La province compte de nombreux sommets, certains atteignant presque 7000m d'altitude. Par contre Chengdu est une ville plate, située dans le bassin du Sichuan. Le climat y est subtropical humide, ce qui veut dire que les étés sont chauds et les hivers relativement doux. Dans les montagnes le climat est très différent, évidemment.

Le Sichuan est parfois appelé le grenier à blé de la Chine. D'une manière générale, la production agricole y est très importante. La province est également riche en minéraux et de nombreuses usines y sont installées. 

Chengdu (成都), la capitale, compte environ 12 millions d'habitants, ce qui en fait une des villes les plus peuplées du pays (certains classements la mettent en 5ème position, d'autres en 12ème, je ne sais pas qui croire). Située à l'est de la province, c'est une très vieille ville qui existait déjà il y a 2500 ans. A cause de ses hautes montagnes, le Sichuan a longtemps été une région à l'écart, ça explique en partie que Chengdu a été une des dernières villes fidèles à l'armée nationalistes de Chang Kai-Chek.

Actuellement, Chengdu est réputée pour sa qualité de vie. Tout est relatif bien sûr, ça reste une mégalopole où s'entassent 1500 habitants/km2, mais elle arrive souvent en tête des classements des villes où il fait bon vivre. Elle jouit ainsi d'une image très positive auprès des Chinois. Tous ceux à qui on a dit qu'on allait y vivre nous ont dit qu'on avait de la chance. Ses habitants seraient plus sympa et épicuriens qu'ailleurs, passant leurs journées à boire du thé en jouant au mah-jong.

08 septembre 2012

Parc Renmin

En VO : 人民公园 (Renmin Gongyuan, le parc du peuple)

Ce parc est situé tout près de la place Tianfu et rend hommage aux victimes d'un soulèvement en 1911. Des ouvriers chargés de construire des voies ferrées se sont rebellés contre des officiers qui empochaient l'argent de la construction. On a raté l'obélisque qui leur rend hommage mais voici d'autres photos de ce très joli parc où on peut oublier qu'on est dans une grande métropole.  








Les photos ci dessus respirent la tranquillité, mais certaines parties du parc sont très animées. Trop à mon goût d'ailleurs, on n'y est pas restés longtemps. Ici ce sont des hommes jouant aux dames chinoises. Plus loin il y avait plusieurs groupes de musique jouant tous en même temps, mais pas la même chose. Cacophonie assurée ! 


Comme on n'a pas tout vu (on avait déjà beaucoup marché, on était fatigués), il faudra qu'on y retourne. Mais maintenant je sais quelle zone éviter !


Toilettes d'urgence, seulement pour les envies pressantes ?

Arrivée à Chengdu

 Comme prévu, nous sommes arrivés à Chengdu mercredi après-midi. Après la douane, nous avons eu la surprise de voir un panneau au nom de John, c'était un émissaire de la fac. Nous ne savions pas qu'ils viendraient nous chercher. On nous a conduit dans une chambre à l'université. La chambre est correcte, mais la salle de bain fait peur ! Je ne vous mets pas de photos pour le moment, vous ne pourriez pas vous empêcher d'organiser un rapatriement sanitaire !

Ma première impression a été que le secteur du bâtiment se porte bien : il y a des constructions partout. Bangkok aussi m'avait fait cet effet-là, mais ici c'est puissance 10 ! La Chine est vraiment en plein développement.

La deuxième impression a été une bonne surprise : la ville est beaucoup plus propre et mieux organisée que ce à quoi je m'attendais. J'avais l'image d'une Chine sale, bordélique, ce n'est pas ça du tout. Chengdu est vraiment très moderne. Cette impression est renforcée par le fait que presque tous les scooters sont électriques. C'est vraiment agréable pour les oreilles et ça donne une image dynamique de la ville. Les trottoirs sont propres et égaux, pas comme à Bangkok. Les rives des rivières sont bien aménagées, ça en fait des lieux de promenade très appréciés.

Par contre, on a fait table rase du passé. Dans le centre, il n'y a plus de vieux bâtiments et c'est dommage. A la place on peut voir cette imposante statue de Mao sur la place centrale, Tienfu Guangchang.



Et des buildings, et des rues à 6 ou 8 voies.
 


Vous pouvez voir que c'est tout gris. Ce n'est pas dû à la pollution (ou en tout cas, pas seulement), c'est le climat de Chengdu qui veut ça : le ciel est presque toujours couvert. 
 

 Chengdu la nuit.


La tour de télévision est un spectacle à elle toute seule, elle change de couleur toutes les 15 secondes.
En résumé jusqu'ici, je suis agréablement surprise par Chengdu. Par contre, pour ce qui est des Chinois, c'est à peu près conforme à ce que j'attendais... 

Premier grief, ils fument partout. Mais vraiment partout : dans les magasins, les taxis, les commissariats, les bureaux de la fac... Il y a pourtant des autocollants "Ne pas fumer" un peu partout ! Ca, je vais avoir du mal à m'y faire.

Deuxième grief, ils ne savent pas conduire. Je pensais que les Thaïs étaient de mauvais conducteurs, mais maintenant je les regrette : au moins ils avaient un certain respect des piétons engagés sur la chaussée. Ici, pas du tout. Le but de tout conducteur est d'éviter la pédale de frein. Même quand les piétons traversent au vert et sur un passage piéton. A chaque intersection on se demande si on arrivera vivant sur le trottoir d'en face. Et ils klaxonnent en permanence, c'est pénible.

Troisième grief, ils ne connaissent pas la politesse. Les autorités en ont conscience : il y a des banderoles en ville pour rappeler les bonnes manières, mais elles ne sont pas encore entrées dans les mœurs ! C'est souvent, pousse-toi-que-je-m'y-mette. Un exemple. On avait acheté à manger dans la rue. Ici, pas de tables, les gens mangent assis sur un tabouret ou accroupis par terre. J'avise 2 tabourets libres et m'assois sur l'un d'eux. Un mec arrive et me vire promptement, il semble qu'il avait vu les tabourets avant moi ! Aucune considération pour le fait que je portais un bébé, évidemment. Et le pire, c'est qu'il est resté assis 30 secondes et a finalement trouvé mieux de s'accroupir !

Il faut quand même dire qu'il y a aussi des gens sympa qui renseignent les touristes avec le sourire. Mais globalement on est loin de la serviabilité des Thaïs. Espérons que les banderoles feront leur travail d'éducation, petit à petit.