10 avril 2010

Bangkok - Colombo - Paris - Paris - Rennes - Brest

Me revoilà à Plougastel. Il fait beau, il fait frais, quel plaisir !

Mon voyage s'est bien passé. A Bangkok la fille chargée de l'enregistrement m'a demandé si j'étais volontaire pour aller à Colombo avec une autre compagnie à cause d'un surbooking. Oui, pourquoi pas ? Autant attendre avec John à Bangkok que toute seule à Colombo. Et la compagnie en question était Cathay Pacific, elle a bonne réputation et c'était l'occasion pour moi de tester ses services à bord. Mais finalement 12 personnes ne se sont pas présentées, donc j'ai pu (devrais-je dire "dû" ?) embarquer avec Srilankan, comme prévu.

Comme d'habitude j'ai très peu dormi, mais le voyage s'est bien passé. J'ai même pu déguster un biryani au poulet excellent (plat indien). Bien meilleur que certains que j'ai pu manger dans des restaurants ! Il se rapprochait de celui d'une de mes collègues indiennes, c'est dire !

Arrivée à Roissy, je m'aperçois que mon train (un Lille-Rennes) ne figure pas sur le panneau d'affichage. Hmm hmm, la grève n'est donc pas terminée ! Je vais vérifier au guichet où on m'informe qu'effectivement je dois aller jusqu'à Montparnasse. RER B, métro ligne 6, ce n'est pas bien compliqué. Par contre porter ma valise dans les escaliers du métro, c'est assez ardu. Je sens bien que j'énerve quelques Parisiens pressés, mais que faire ? En tout cas shooter dans ma valise ne sert à rien, je n'ai pas l'intention de piquer un sprint en traînant 15 kg, soient-ils sur roulettes. Heureusement que ce n'était pas l'heure de pointe !

J'arrive à Montparnasse vers 13h30, un train part à 14h, c'est parfait. Et je remercie infiniement l'aéroport de Colombo qui met des bornes internet gratuites à la disposition des voyageurs (à Paris, c'est payant, évidemment). J'en avais profité pour lire mes mails. Dont un de la SNCF m'annonçant que si le trafic était encore perturbé vendredi, je pouvais utiliser n'importe quel train allant à ma destination. Si je ne l'avais pas su, j'aurais acheté un nouveau billet ! Déjà que j'ai "perdu" 35 euros (la différence entre mon Roissy-Brest et un Montparnasse-Brest que j'aurais pu acheter en prems), s'il avait fallu rajouter 50 ou 60 euros, cette grève m'aurait coûtée vraiment cher ! Donc merci à Colombo ! Que les grands aéroports des pays dit riches en prennent de la graine !

07 avril 2010

Kanchanaburi

J'ai oublié de vous parler de Kanchanaburi, l'ultime étape de nos dernières vacances. Ce n'était pas prévu, on devait rentrer à Bangkok le dimanche soir pour que je puisse participer à une réunion le lundi. Mais la réunion a été annulée à cause des manifestations des chemises rouges. Donc, puisqu'on devait passer par Kanchanaburi de toute façon, on a décidé de s'y arrêter pour couper le voyage en 2.

J'avais gardé un bon souvenir de Kanchanaburi, où j'avais passé quelques jours en 2006. Cette fois-ci, j'ai moins apprécié. Dans mon souvenir c'était une ville assez calme, mais je l'ai trouvée bruyante et envahis de gros touristes blancs (ceux qui aiment se promener torse nu sur leur scooter, une jeune Thaïe à l'arrière). Il faut dire que la première fois j'arrivais de Bangkok, donc la comparaison était flatteuse pour Kan', mais en venant de Sangkhlaburi, ce n'était pas du tout pareil !

Nous avons logé sur un radeau sur la rivière Kwai. Le balcon était un poste idéal pour admirer le coucher de soleil.







Un temple chinois à côté de notre guesthouse.

Avant de reprendre le car pour Bangkok, nous sommes allés saluer les 6982 soldats alliés qui reposent au cimetière de Kanchanaburi. Faits prisonniers par les Japonais, beaucoup sont morts en construisant le chemin de fer de la mort (dont le pont de la rivière Kwai) qui devait relier la Thaïlande et la Birmanie.





C'est émouvant de lire les épitaphes, surtout quand elles sont personnalisées comme celle ci-dessous.



La plupart des soldats étaient britanniques, australiens et néerlandais.

05 avril 2010

Il faut souffrir pour être figurant

Hier j'ai fait de la figuration pour le pilote d'une nouvelle série américaine. Si cet épisode plaît, ils tourneront la première saison. Je n'ai pas retenu le nom de la série, mais si elle voit le jour, elle sera facile à retrouver puisqu'elle se passera en Thaïlande. Il y avait 5 acteurs, 2 filles et 3 garçons, mais je ne les connaissais pas. J'ai lu le nom de l'un d'eux sur sa caravane, Zack Boyle, mais google ne le connaît pas non plus. Peut-être sera-t-il la star de demain ?

Le tournage a eu lieu à Hua Hin, station balnéaire à 200km de Bangkok. Et c'est la dernière fois que j'accepte de travailler si loin. En effet, le temps de transport n'est pas comptabilisé. Un figurant peut travailler jusqu'à 12h par jour, et si c'est plus, il doit être payé en heure supplémentaire. Hier, nous sommes partis à 11h45 (rdv à 11h, mais il y a toujours des retardataires ou des absents de dernière minute), et nous sommes arrivés vers 15h30. Nous avons commencé à tourner à 19h, mais même si le temps d'attente compte, en finissant à 1h, nous avions encore de la marge avant les lucratives heures sup.

Bref, je ne sais pas si vous suivez toujours, mais ça râlait hier, parce que notre journée a duré 16h (11h à 5h) mais payée 12h.

Sinon le tournage était plutôt agréable : ils ont voulu recréer une "full-moon party", une grande fête (rave ? je n'y suis jamais allée) qui a lieu les nuits de pleine lune à Koh Phangan. Nous devions danser sur la plage. Mais il semble qu'ils avaient oublié la marée. Notre piste de danse s'est retrouvée recouverte par les flots ! Difficile de danser de l'eau jusqu'aux mollets et les pieds qui s'enfoncent dans le sable. Surtout qu'on n'avait pas de musique ! Juste 20 secondes avant le début de la prise pour se mettre le rythme en tête, mais après il fallait le garder tout le long de la prise.

01 avril 2010

Recto / Verso

Bouddha n'est pas pudique, on peut le photographier sous toutes les coutures !






Cette statue de 15m de haut se trouve au temple Pra Mongkol Bophit, à Ayuthaya.

26 mars 2010

Cuisine birmane

Dernier message sur notre séjour à Sangklaburi, consacré à ce que vous avons mangé. Autant que possible nous avons essayé de manger des plats birmans. Souvent, c'était des "hang lay" des currys. Comme dans certains restaurants thaïs, ils étaient dans de grandes marmites et chacun venait faire son choix en soulevant les couvercles.

Contrairement aux currys thaïs, il n'y a pas de noix de coco, donc les hang lay se rapprochent de ce qu'on appellerait un "plat en sauce" en France. D'ailleurs le premier hang lay que j'ai mangé, au poulet, m'a fait penser au poulet basquaise. Les hang lay peuvent être à base de poulet, porc, bœuf ou poisson. Et leur caractéristique principale est qu'ils sont très gras.

Un hang lay de bœuf.


Ici ce sont des "kanom jin", des espèces de spaghettis. Ce plat est servi au petit-déjeuner chez les Birmans, les Mons et les Karens. C'était très bon, mais vous pouvez voir que ça baigne dans l'huile !


Une salade de feuilles de théier fermentées et de différentes sortes de noix.




Une autre salade, composée de feuilles d'hibiscus. C'est un plat traditionnel mon.

Une spécialité sans doute plus récente dans la gastronomie birmane : des boules de purée frites renfermant du porc haché.

23 mars 2010

Ramène ta fraise

Venant de Plougastel, je suis forcément sensible aux divers produits à base de fraises. Et ces jours-ci, j'ai été comblée.

Tout d'abord, au restaurant, une sauce yaourt-fraise. Pour accompagner pâtes, maïs, carottes et salade de crevette, c'est étonnant !

Peut-être plus étonnant encore, les sandwiches fraise-fromage proposés par les supérettes 7/11 ! Il s'agit de cheddar style "vache grojean" en France, donc il n'a pas trop de goût, mais c'est tout de même une association très surprenante !

Je n'ai goûté aucun des deux, mais si vous osez, laissez votre commentaire !

20 mars 2010

Crêpes birmanes

Oh, des crêpes !






On a essayé de discuter avec la vendeuse de crêpes et ses filles, très sympa et souriantes toutes les 3, mais elle ne parlaient que birman et quelques mots d'anglais, et ça a été difficile.



Un peu de pâte très claire, sans beaucoup d'œufs sans doute. De la mélasse diluée.
Et hop, dans le wok, sans matière grasse. Quelques filaments de noix de coco. Il faut être experte pour décoller la crêpe, cuite à l'étouffée, sans la déchirer.

Chaque crêpe coûte 2 bahts (4 centimes). Il faut bien avouer que ce n'est pas très goûtu, mais ce n'était pas mauvais non plus, surtout pour un petit prix comme ça !